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Les chroniques américaines, Chapter IV, San Francisco

2011 March 24
by Rigden

Je pars aujourd’hui, iPod et lecteur CD remplis et café dans l’estomac, la voiture chargé de mon attirail, direction les États-Unis. Un petit voyage de quatre jours avant de commencer mon nouveau travail à San Francisco. Je passe par Portland pour ensuite continuer le long de la côte en passant par Cannon Beach et Gold Beach.

Un nouveau chapitre s’ouvre, un grand merci à tous mes amis en France et au Canada. D’énormes bisous à ma famille qui me manque. On se retrouve bientôt sur les collines deeeee Saaaaaan Franciscoooooo.

My Story - Artwork by Marion :)

 

Adieu et bonjour, comme toujours (suite)

2010 February 2

Il n’est pas évident de briser un silence de plusieurs mois, plus d’une demi année. Me voilà de retour à Vancouver dans des conditions bien différentes d’il y a 7 mois. Je suis parti sur Montréal pour travailler, pour saisir une opportunité professionnelle quand la situation sur Vancouver n’était pas prometteuse à plusieurs niveaux, autant professionnellement que personnellement, mais ironie du sort c’est grâce à une autre opportunité que je retourne sur Vancouver cette fois pour vivre ce que je m’étais promis de vivre en partant de France.

Sur un plan personnel, en partant sur Montréal, je voulais m’écouter, écouter le silence comme je disais, laisser son absence de lumière me submerger, m’y plonger afin de comprendre ce que je vivais car je m’étais, en partant de France, confronté à toutes les insécurités possibles pour moi. Pas de travail, plus de “maison” (ce “chez moi” que je n’ai finalement expérimenté qu’une seule fois dans ma vie, même si bien des endroits m’ont accueilli au cours de mon existence), un monde aux références différentes et une relation que j’avais délaissée dés avant mon départ. Sans m’en rendre compte je m’étais placé dans les conditions vraiment adéquates pour me planter et je l’ai fait. cette étape importante ne fut pas si catastrophique sur le plan matériel mais ce fut un exemple de ma capacité à ignorer ce qui se passe à l’intérieur de moi même, le prix à payer sans doute pour réaliser ce que je veux réaliser : me rencontrer et enfin vivre dans le présent en tout honnêteté.

Vous me connaissez bien et je crois que rien n’arrive pas hasard. Certaines rencontres que nous faisons comme les situations nous montrent des signes, que nous pouvons choisir de traiter ou d’ignorer, plus nous les ignorons plus ils reviennent évidents et bruts dans nos vies. Je ne dis pas que je suis arrivé au point ou les choses sont claires pour moi, bien loin de là, mes dernières expériences m’ont montré que je suis aveugle et que je n’écoute pas assez. Mais disons que je m’améliore avec le temps et que bien heureusement le destin m’a poussé vers des rencontres et des situation qui m’ont beaucoup appris cette dernière année et grâce à la chance m’ont aidé à avancer encore plus loin.

Pour revenir à Montréal, c’est une ville très Nord américaine au contraire de ce que peuvent dire les Montréalais sur leur mode de vie à l’européenne, c’est une ville qui a une histoire certes, mais qui est ancrée dans la modernité de par sa mixité et sa culture urbaine. J’ai adoré l’été et ses 10aines de festivals, le festival de Jazz était magnifique, c’est comme une fête de la musique permanente sur deux semaines. Montréal au contraire de Vancouver est une ville de la nuit, des bars et des cafés jonchent ses rues de part et d’autre et cela en fait une ville très agréable pour les étudiants et les jeunes en général. Où toute personne aimant la vie urbaine. L’hiver est une autre paire de manches mais je m’en suis sorti en repartant début Janvier après quelques “au revoir” arrosés.

Je me rappellerai de Montréal pour ses bières et brasseries, sa mixité culturelle, ses deux langues si intimement liées et qui pourtant s’entendent parfois si mal, mes courses sur le mont Royal, le parc Jeanne-Mance et ses joueurs de TamTam, une poutine après une nuit bien arrosée, le vélo après avoir top bu, le cinéma et son odeur de pop-corn, des images et des couleurs qui se mélangent dans un kaléidoscope chaleureux.

Quebec que j’ai visité à l’automne est une ville magnifique, beaucoup plus proche cette fois de la France dans son architecture et sa culture. J’ai eu cette impression de me balader dans Saint-Malo, m’attendant à voir l’Ile du petit Bé au détour d’un rempart. J’ai expérimenté ses bars à chansonniers (Seul sur le saaableuu …) en buvant une bonne bière Québécoise, les micro brasseries du coin n’ont rien à envier à celles de Strasbourg. Le chateau Frontenac m’a rappelé l’Empress hotel de Victoria tandis que les hauteurs de la ville m’ont rappelé le vieux Genève.

J’ai aussi repris une activité physique pendant l’été et couru mon premier demi Marathon le 13 Septembre ce qui est plutôt un exploit pour moi après trois mois d’entrainement. Mon temps certes n’est pas bon mais je compte l’améliorer ici même à Widhbey Island en Mars puis à Vancouver en Mai. C’est assez étrange de découvrir où redécouvrir le sport à 30 ans et d’en faire une partie intégrante de ma vie, merci encore à mon grand frère Seb pour ses conseils en la matière, je n’aurais sans doute pas persévéré sans lui.

Je suis donc arrivé à Montréal sur une piste professionnelle qui m’aurait permis d’ouvrir une agence avec d’anciens partenaires Français et c’est après avoir rencontré mon entreprise actuelle qui correspond à tout ce que je cherchais que je repars sur Vancouver pour ouvrir leur agence dans l’ouest. Quand je regarde ce parcours je ne peux qu’apprécier la chance que j’ai de pouvoir faire ce que je veux, là où je le voulais.

Sept mois sans écrire, une ellipse qui fut pourtant bien remplie par autant de rencontres exceptionnelles que d’expériences nécessaires à mon “voyage”. A bientôt mes amis, et j’espère à très bientôt au téléphone où par vidéo !

Bonne année

2010 January 1
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by Rigden

J’aurais voulu rompre le silence autrement, mais je suis bien trop occupé en cette fin d’année pour finir mon nouvel article qui viendra sous peu.
Je suis tout simplement heureux et je voulais vous souhaiter le meilleur commencement pour 2010 car je pense énormément à vous, mes amis, ma famille.
Départ pour l’ouest demain, retour à Vancouver plein de promesses, j’espère que ma prochaine destination sera la France.
Tous mes meilleurs sentiments :)

On ne me raconte jamais rien à moi #1

2009 June 15
by Rigden

Il y a moins de deux semaines, le 4 juin, à Chiasso (frontière Suisse-Italie), deux japonais d’une cinquantaine d’années étaient interpellés par les autorités Italiennes en possession de bons de la réserve fédérale américaine pour une somme totale de 134 milliards de dollars américains.

Communiqué officiel de la brigade Financière ItalienneVoila, comme moi vous essayez de vous représenter cette somme … vous respirez bien fort et on continue. C’est la Guardia di Finanza qui a révélé cette affaire que je ne décrirai pas en ici mais dont vous pouvez trouver un très bon décryptage chez AdScriptum, Ici tout d’abord, Ici ensuite et Là enfin. Ce qui m’intéresse au plus haut point pour cet article, étant un citoyen vigilant, c’est le traitement médiatique et politique de cette énormissime affaire (Je crois qu’on peut appeler ça comme ça). Depuis que les autorités Italiennes ont révélé le poteau rose pot aux roses, seules les agences de presse ont publié une traduction des communiqués (L’AP vient juste de répèter son communiqué 11 jours après les faits) et quelques grands Journaux comme Le Monde et Le Point en ont fait une grosse copie sur leurs sites respectifs. Aucune analyse, rien, c’est une véritable chape de plomb médiatique qui est tombée sur l’Europe (Et je ne parle pas de ce coté-ci de l’Atlantique). Heureusement certains médias indépendants comme celui que j’ai référencé plus haut font une analyse de l’information et vérifient leurs sources. C’est comme cela que l’on peut apprendre que les Japonais ont été relâchés avant même que leur pays ne reconnaisse leur citoyenneté, que le ministre Japonais de l’intérieur a précipitamment démissionné le 6 Juin et bien d’autres choses encore qui ne sont pour le moment que des conjectures et informations parallèles mais qui faute de réelle explication officielle permettent à l’affaire de prendre de l’ampleur

Ça a moins d'alure que des Lingos il est vraiCela fait longtemps que je voulais aborder cet aspect des médias. Nous savons tous et nous le répétons tous depuis toujours : les médias nous mentent, les médias nous manipulent. Mais c’est une occasion rêvée unique de voire à quel point il est vrai que les médias, qui pourtant s’entredéchirent parfois au nom de leur orientation politique et donnent ainsi l’illusion d’un traitement équilibré de l’actualité, peuvent d’autres fois nous laisser dans le noir complet quand il en a été décidé ainsi. Mais qui a décidé quoi exactement ? Et pour quelles (bonnes) raisons ? Quand bien même l’affaire s’avérait être bidon, que les japonais étaient des mafieux ou faussaires. Comme expliquer ce silence médiatique total et international de la part de médias dits indépendants ?

Imaginez le scandale que cela aurait du normalement engendrerLa question reste ouverte mais il ne fait aucun doute, de par le traitement de l’affaire, qu’il y a Anguille sous roche et que des personnalités très importantes sont impliquées. Saurons nous la vérités ? Et si il s’avère qu’une explication est donnée, sera t’elle questionnée par les mêmes médias et organisations officielles qui ont gardé le silence jusqu’à maintenant ?

Je vais profiter de cette rocambolesque affaire financière dont nous n’entendrons peut être plus jamais parler pour faire une série d’article sur des documentaires alternatifs qui donnent un autre regard sur l’actualité géopolitique mondiale.

Adieu et bonjour, comme toujours

2009 June 8

Mount Si (Photo sur Wikipedia car j'ai pas eu une vue aussi claire)Une nouvelle page se tourne, le chapitre ayant pourtant tout juste commencé. Je ressens pourtant à quel point ce séjour dans le nord-ouest américain a été intense et je m’offre aujourd’hui un réel renouveau en reprenant mon sac et en continuant la marche. Je suis parti de France pour des raisons divergentes, j’ai fuis des souvenirs, fais face à des doutes, réalisé un rêve et compris beaucoup de mes illusions. Le voyage agit comme un filtre, à la trappe les futilités, on se retrouve face à soi même et à ses paradoxes. Je repars cette fois un peu plus conscient de ma réalité. Un nouvel échec relationnel me fait prendre conscience qu’il est temps pour moi de digérer ces dernières années, ces réflexions et errements afin de pouvoir réellement avancer à nouveau. Il est temps … de prendre le temps de vivre, de cesser de vouloir combler le silence, d’accepter ce que je ressens comme un vide mais qui est bien plus. il est malheureux que cette réalisation se fasse souvent au dépens de l’innocence et de gens que j’aime, mais un jour je comprendrai.

Ah les forêts du nord-ouest, ça va manquer

Passons un peu l’introspection et continuons plutôt sur les nouvelles. Je travaille à Montréal et je n’ai pas eu trop le temps de visiter pour le moment, mon emploi bien qu’alimentaire est très sympathique mais je continue les entretiens et espère concrétiser dans les deux semaines suivantes l’une des raisons pour lesquelles je suis venu ici, à savoir intégrer une équipe jeune et dynamique dans un société de consulting informatique, mon choix se précise.

Les derniers 100m de montée sont un peu plus hardus … …mais ça vaut le coupEt regarder les autres galerer … Priceless

Avant de partir de Seattle j’ai escaladé le Mont Si (0 à 1200m de montée) et j’ai eu le droit, le souffle coupé et les jambes en compote, à une superbe vue du sommet sur le Mont Rainier et les vallées environnantes. C’est l’une des choses qui va me manquer par ici et d’ailleurs ma première pensée en descendant de l’avion fut : “Bah où sont les montagnes ?”. Mais la nature est très belle aussi par ici et je retrouve des terrasses et des rues à taille humaine, une ville vivante et colorée et  je ne vais pas me plaindre.

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Gas Works yeah …Un dernier tour à Seattle par une journée particulièrement ensoleillée me permet de vous faire partager la vue depuis “Gas Works Park”, un parc très courtisé par les amateurs cerf-volants. L’édifice qui a donné son nom au parc est une ancienne centrale gazière conservée dans son bel ocre rouille depuis son arrèt en 1956. Elle donne à ce parc un aspect unique assez proche de l’univers Steam-Punk je trouve. J’avais adoré ce parc de nuit et par une journée comme celle-ci c’est je ne peux m’empècher d’avoir un pincement au coeur à l’idée de quitter Seattle : ah si les Etats-unis étaient un peu plus comme le Canada …

Panorama depuis Lake Union cette fois …Journée parfaite …Vue sur Queen Anne, la colline la plus haute de Seattle

Aller à très bientôt avec quelques photos de Montréal !